Le 10 février 2026, la côte nord-est de Madagascar a été frappée de plein fouet par le cyclone Gezani, avec des vents atteignant jusqu’à 250 km/h. Face à l’ampleur des destructions, le gouvernement malgache a décrété l’état de « sinistre national ».
Toamasina lourdement touchée
La ville portuaire de Toamasina, située dans la région Atsinanana, figure parmi les zones les plus affectées. Selon les premières estimations, près de 80 % des infrastructures ont été endommagées ou détruites : quartiers entiers rasés, rues inondées, coupures généralisées d’électricité et d’eau courante.
Les services essentiels sont particulièrement touchés :
- 2 hôpitaux universitaires (CHU) endommagés
- 28 centres de santé de base partiellement ou totalement détruits
- Plus de 700 salles de classe endommagées ou détruites
Les dégâts matériels sont estimés à plus de 142 millions de dollars.
D’après le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), le bilan humain s’élève à 59 décès, 804 blessés et 15 personnes portées disparues. Au total, 423 986 personnes (soit 104 706 ménages) sont sinistrées et 16 428 personnes ont été déplacées vers des sites d’hébergement ou accueillies par des proches. Des dizaines de milliers d’habitations ont été détruites ou gravement endommagées.
Une situation humanitaire aggravée
À l’intérieur des terres, la capitale Antananarivo (région Analamanga), bien que située à 351 km de Tamatave, a également subi les effets du phénomène. Les autorités météorologiques ont placé la région en alerte jaune en raison des fortes pluies et des risques d’inondations susceptibles de perturber les réseaux routiers et les infrastructures urbaines.
Le passage du cyclone Gezani intervient dans un contexte déjà fragile. La région Boeny, sur la côte nord-ouest du pays, avait été touchée quelques jours plus tôt par le cyclone Fytia. Les organisations humanitaires alertent désormais sur une hausse exponentielle des besoins, notamment en matière d’aide alimentaire, d’abris, d’accès à l’eau potable et de soins médicaux.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) estime que plus de 400 000 personnes ont un besoin urgent d’assistance alimentaire.
Ouverture d’un fonds de solidarité par Cités Unies France
Face à cette catastrophe majeure, plusieurs collectivités membres de Cités Unies France ont exprimé leur solidarité envers la population malgache.
Fidèle à sa mission de coordination et de soutien à la coopération décentralisée, Cités Unies France a décidé d’ouvrir un fonds de solidarité dédié aux territoires sinistrés.
Ce fonds permettra aux collectivités territoriales françaises de participer à une réponse collective, concertée et efficace pour accompagner Madagascar dans les phases de réhabilitation et de reconstruction, en complément de l’aide internationale d’urgence coordonnée par l’État malgache et ses partenaires.
Les collectivités souhaitant contribuer à cette initiative pourront, si elles le souhaitent, intégrer le comité des donateurs. Celui-ci définira les priorités d’action et les projets à soutenir, en étroite coordination avec les partenaires malgaches et les autorités concernées.
Cités Unies France demeure en lien étroit avec ses partenaires institutionnels et les représentations françaises afin de garantir une coordination efficace de cette solidarité internationale.
Informations complémentaires
Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter :
Simoné Giovetti, Délégué plaidoyer international, fonds de solidarité, crises : s.giovetti@cites-unies-france.org
Florence Rabezandriantsoa, Chargée de mission Afrique de l’Ouest & Madagascar : f.rabezandriantsoa@cites-unies-france.org
Une présentation détaillée des fonds de solidarité de Cités Unies France est disponible à l’adresse suivante : https://cites-unies-france.org/-Fonds-de-solidarite-
Lettre : Fonds de solidarité pour Madagascar, février 2026