L’AICT en Asie à l’épreuve des changements environnementaux

Problématique : Comment la coopération décentralisée franco-asiatique peut-elle favoriser la résilience des territoires face aux crises environnementales ?

Au cœur des mutations géopolitiques, l’Asie se voit confrontée à l’urgence de devoir concilier son développement industriel massif et des objectifs environnementaux de plus en plus pressants. Comptant 60% de la population mondiale, le plus grand des continents est en effet en première ligne face aux risques climatiques, combinant une exposition extrême aux catastrophes naturelles (typhons, inondations, sécheresses) et une dépendance agricole qui amplifient les risques socio-économiques. Par ailleurs, sa géographie l’expose à des phénomènes extrêmes : le Japon et le littoral chinois sont confrontés aux séismes et typhons, tandis que la Corée du Sud subit désormais des inondations urbaines dévastatrices à Séoul et des incendies de forêt accrus par les sécheresses printanières. En parallèle, la France et l’Europe, continent se réchauffant le plus rapidement, réfléchissent à des solutions urgentes d’adaptation aux crises environnementales qu’elles subissent.

Moteur de la croissance mondiale, l’Asie rencontre des défis environnementaux (ODD 13) majeurs tels que la pollution de l’air - renforcée par la dépendance au charbon -, la déforestation et l’érosion des sols, menaçant ainsi la biodiversité (ODD15) et la sécurité alimentaire (ODD2). Dès lors, l’Asie mise sur une transition énergétique, notamment à travers son inscription dans l’agenda environnemental de l’ONU : le Japon et la Corée du Sud ont ainsi pour objectif commun la neutralité carbone à l’horizon 2050, tout comme la France. À l’inverse, la Chine, invoquant son industrialisation plus tardive et un "droit au développement" face à l’Occident, a fixé son cap à 2060, ce qui illustre la tension actuelle entre impératifs de développement économique et urgence climatique.

Face à ces enjeux globaux, de nombreux pays asiatiques développent des politiques publiques de plus en plus territorialisées. C’est dans cet interstice, entre stratégies d’État et réalités territoriales, que la coopération décentralisée prend tout son sens, notamment à travers des transferts technologiques, d’ingénierie territoriale et des savoirs autochtones traditionnels (méthodes agricoles durables). Dans ce cadre, la gestion des ressources, de l’eau et des déchets - domaine où le Japon et la Corée font figures de pionniers, avec 96 % de recyclage alimentaire - constitue un levier pertinent de la résilience urbaine.

Dès lors, il convient de s’interroger sur l’efficacité de ces partenariats : dans quelle mesure la coopération décentralisée franco-asiatique constitue-t-elle un levier d’action bénéfique en matière de résilience face aux changements environnementaux ? Nous analyserons comment ces leviers d’action permettent aux collectivités asiatiques et françaises de mieux répondre aux défis de la transition énergétique, de l’économie circulaire et de l’adaptation aux risques naturels, illustrant ainsi comment elles sont des outils indispensables de gouvernance climatique mondiale.

Objectifs de l’atelier :

Contacts :
Magali Combe : m.combe@cites-unies-france.org
Yasmine Jeanne : service.geothem@cites-unies-france.org



Informations pratiques


Horaire : 9 juillet 2026, de 15h30 à 17h00
Salle : Salon Neptune & Salon Liancourt
Type : Atelier 3

Localisation de la salle




Les autres rendez-vous de la session


De 14h30 à 16h00 : L’État de Palestine entre guerre et occupation : comment adapter et renforcer nos coopérations ? (salle Salon Neptune & Salon Liancourt)

De 09h30 à 11h00 : Quelle place pour l’AICT dans la recomposition géopolitique en Afrique ? (salle Amphi Rochefoucauld)

De 09h30 à 11h00 : Coopération avec l’Amérique latine et Caraïbes et l’engagement des jeunes (salle Salon Magne)

De 15h30 à 17h00 : Gérer la ressource en eau dans les territoires ruraux au Maghreb (salle Amphi Rochefoucauld)