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Villes et Régions en première ligne du programme de Réduction des Risques de Catastrophes

« La nature n’est pas un danger, c’est une opportunité, elle peut nous aider à rendre nos villes plus vivables et résistantes » déclara Tri Rismaharini, maire de Surabaya et depuis récemment Président de CGLU ASPAC, lors du lancement du séminaire entre pairs sur la Réduction des Risques de Catastrophes et la localisation du cadre de Sendai.

La séance d’apprentissage entre pairs a été intégrée au 7ème Congrès CGLU ASPAC avec pour chef d’orchestre CGLU Learning et CGLU ASPAC, en partenariat avec ONU-Habitat, Le bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR), Connective Cities et le groupe de travail CGLU sur la « prévention et gestion territoriale des crises ».

Les autorités locales sont en tête de peloton dans la mise en œuvre et la promotion du cadre de Sendai. Pour la localisation du cadre de Sendai, le rôle mais aussi les limites des gouvernements à échelle locale, régionale et nationale doivent être compris et replacés dans leur contexte ; Les réglementations devraient être productives et souples, et les gouvernements locaux doivent être soutenus notamment grâce à des formations pour les communautés qui soit proactives. CGLU s’est engagé à soutenir le processus de localisation du cadre de Sendai , en particulier l’élaboration de stratégies locales qui peuvent être une opportunité pour rendre les collectivités territoriales et les communautés plus résilientes.

Le cadre de Sendai :
https://www.unisdr.org/files/43291_sendaiframeworkfordrren.pdf

Les activités de formation se sont tenues sur trois jours comportant :

-  Une Visite du site sinistré de Sidoarjo


-  Des discours introductifs des partenaires sur la situation et les outils
-  Un tours de table pour identifier les défis et les missions des membres
-  Un échange et un apprentissage mutuel sur 14 pratiques

La visite de terrain de Sidoarjo, où a eu lieu le « volcan de boue », a mis en évidence les défis des gouvernements locaux à réduire les risques, mais aussi leur capacité à répondre efficacement au cas où un désastre resurgit. En mai 2006, les forages d’une entreprise de gaz (Lapindo Brantas), dans la zone, ont déclenché une éruption d’eau chaude, de gaz et de vapeur. Conséquence directe, les routes, usines et maisons ont été englouties par une vague de boue et ont disparus. Cette catastrophe a causé la perte de 20 vies, presque 40 000 personnes déplacées et plusieurs villages détruits. Par ailleurs, ce volcan de boue n’a pas arrêté de déverser un torrent de boue chaude du sol, ce qui change le paysage naturel et culturel.

La visite du terrain n’a pas seulement souligné l’importance des dégâts pour les communautés locales mais a aussi mis l’accent sur le fait que les efforts des communautés, des gouvernements locaux et régionaux sont facilement oublié par les instances gouvernementales supérieurs qui réagissent aux médias et à l’agitation. C’est pourquoi, il est nécessaire que les stratégies locales pour la réduction des risques des catastrophes impliquent tous les niveaux d’instance gouvernementale.

Les maires et professionnels ont confirmé ces conclusions, ils ont tous adhéré à la campagne « des villes résilientes » lancée par l’UNISDR et ont confirmé leur volonté de poursuivre la localisation des pratiques pour la réduction des risques et des catastrophes (DRR) dans le cadre Sendai. Toutefois, il est nécessaire que les plans et les conseils des Nations Unies sur la DRR, ainsi que sur la resilience présentée par les partenaires, soient plus axés sur la manière dont les gouvernements locaux gèrent et impliquent leur communauté.

L’apprentissage mutuel entre les participants expose les grandes lignes des différentes bonnes pratiques existantes pour réduire les risques. La maire d’Iriga, aux Philippines, a rejoint la réunion via téléconférence, alors qu’un ouragan s’abattait sur la ville. Elle a insisté sur l’importance des gouvernements locaux à être préparés et à avoir des stratégies en place pour ainsi protéger leurs villes.

Inspiré par cette intervention, le maire d’Albay a présenté la stratégie de sa commune, « zéro victime », qui a considérablement augmenté la résilience de la ville. L’expérience de Christchurch via la réduction des risques de catastrophes dans le cadre communautaire ainsi que l’expérience de la ville de Tokyo sur son savoir faire dans la gestion post-crises ont aussi enrichi l’échange.

L’expérience allemande des villes de Cologne et Bochum, qui ont été invitées par le GIZ programme Connective cities, a démontré une analyse claire des avantages financiers ainsi que des stratégies d’intervention en cas de désastre qui impliquent des administrations et des communautés en permanence actives. Le vice-maire de Bochum, Kopietz , a déclaré « Une catastrophe n’est pas l’affaire d’un seul service, c’est l’affaire d’un bon travail d’équipe dans des situations exceptionnelles ».

Les résultats seront documentés dans la note d’apprentissage entre pairs qui sera bientôt publiée, et qui fournira une perspective sur la manière dont de plus fortes actions peuvent être entreprises par CGLU concernant la localisation du Cadre de Sendai.



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Publié le 25 septembre 2018




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